Foires aux questions

Comment parler de la mort avec nos enfants lors d’un décès ?

Annoncer le décès d’un proche est toujours un moment très douloureux surtout quand il faut le dire à un enfant. Il n’existe pas de méthode parfaite. Par contre, quelques conseils peuvent vous aider. Une chose est certaine, il ne faut pas tenir l’enfant à l’écart en pensant le protéger. Il est important de lui dire la vérité sans être obligé de détailler les circonstances de la mort. Même si ce n’est pas facile, l’enfant doit savoir que l’être aimé ne reviendra pas. Quel que soit son âge, l’enfant est capable de comprendre qu’il ne verra plus jamais la personne défunte. Évitez les histoires comme : « grand-papa fait dodo» : vous risquez que l’enfant attende le retour de la personne décédée. Les funérailles sont bénéfiques pour les enfants, elles leur permettent de comprendre ce qui se passe et de faire leurs adieux à l’être cher décédé. Nous pouvons également suggérer à l’enfant d’apporter un dessin, une lettre ou une fleur. Cette participation aura un impact positif sur son deuil.

Les enfants peuvent parfois vous questionner concernant la mort. Une explication simple, selon vos croyances, sera suffisante. L’important est d’être franc et sincère dans vos réponses.

Le comportement de l’enfant peut changer. Certains éprouveront des difficultés à l’école ou des troubles de sommeil. D’autres auront peu de réactions et sembleront indifférents. Ils ne veulent pas déranger leur entourage. Souvent, l’enfant deviendra triste une fois que sa famille ira mieux. L’important est de lui permettre d’exprimer ses émotions et de pleurer s’il le souhaite. Le dessin, le jeu, les contes peuvent aider l’enfant à nommer ce qu’il vit intérieurement. Il est aussi nécessaire de rassurer l’enfant en prenant soin de lui, en lui expliquant que ce n’est pas de sa faute et en lui disant ces mots simples : « je suis là, près de toi », « je m’occuperai de toi » et « je t’aime toujours autant ». Jacinthe Fecteau

(Profil Vol. 21 p. 16)

Ai-je besoin d’aide thérapeutique ?

La présence de l’entourage ou le recours à un groupe d’entraide apporte généralement le soutien nécessaire aux personnes qui vivent un deuil. Mais, comme toute épreuve comporte son lot d’embûches, il arrive qu’un coup de pouce supplémentaire soit nécessaire. Ainsi, quelques points de repère peuvent vous aider à déterminer si vous avez besoin d’assistance psychologique ou non :

  • Vous êtes continuellement triste ou sans énergie.
  • Vous vous montrez souvent intolérant, furieux, agressif, violent.
  • Vous éprouvez de la culpabilité, vous la ruminez, vous vous sentez toujours responsable deux à trois ans après le décès.
  • Vous vous sentez victime des circonstances et vous ne parvenez pas à vous en sortir.
  • Vos proches vous conseillent de consulter.
Le temps arrange-t-il vraiment les choses ?

Certaines personnes en deuil répondront que oui, alors que d’autres affirmeront que le temps n’arrange pas les choses, que ce vieil adage ne correspond pas à leur réalité. La réponse à cette question varie en fonction de la portée du deuil. Mais généralement, une personne qui souffre d’un deuil normal dira que plus le temps avance, moins la douleur est vive. Les activités reprennent alors peu à peu leur cours même sans l’autre. Par contre, pour les gens dont le deuil se complique (décès d’un proche lors de circonstances tragiques par exemple), le temps, bien au contraire, vient rendre la perte de plus en plus palpable. Ces endeuillés diront alors que le temps n’est pas un allié comme on leur avait promis mais bien un ennemi qui alourdit leur fardeau. Ainsi, ces personnes connaîtront un cheminement plus long, mais pas forcément plus néfaste.

Je suis membre d’une coopérative funéraire et je déménage dans une autre région du Québec ? Que dois-je faire ?

En devenant membre d’une coopérative funéraire, vous avez automatiquement accès, sans déboursés supplémentaires, aux services et aux avantages des différentes coopératives funéraires du Québec

J’ai un arrangement préalable d’une coopérative funéraire et je déménage dans une autre région du Québec? Que dois-je faire ?

Votre arrangement préalable est transférable à 100%, sans pénalité, dans une autre coopérative funéraire du Québec. L’ensemble des coopératives signataires de l’entente respecteront intégralement vos volontés.

Pourquoi les funérailles sont importantes ?
  • Pour reconnaître qu’une vie a été vécue.
  • Pour confirmer la réalité du décès d’un être cher.
  • Pour marquer un temps d’arrêt.
  • Pour rendre hommage, se solidariser, laisser partir.
  • Pour mieux vivre les étapes normales du deuil.
  • Pour se permettre de pleurer et de vivre son chagrin.
  • Pour partager réconfort et soutien.
  • Pour offrir un lieu de rencontre à la famille et aux amis.
  • Pour échanger réflexions et souvenirs.
  • Pour laisser la musique et les rituels nous apaiser.
  • Pour retrouver le sens du sacré.
  • Pour redonner beauté et justesse à nos valeurs.
  • Pour le repos des morts et la paix des vivants.
Comment retrouver son équilibre physique après un deuil ?

Lorsque l’on passe par une période difficile comme le deuil, tous les aspects de notre vie s’en trouvent affectés, y compris bien sûr le bien-être physique. Les messages que notre corps nous envoie doivent alors être pris très au sérieux. Il s’agit là d’une nécessité si l’on veut éviter des maladies plus graves qui pourraient découler de ce grand bouleversement qu’est la perte d’un proche.

Les symptômes physiques fréquents sont :

  • Modification de l’appétit
  • Problèmes digestifs
  • Troubles du sommeil
  • Dérèglement de la tension artérielle
  • Engourdissements et tension
  • Perte de mémoire et de concentration
  • Baisse d’énergie pouvant aller jusqu’à la fatigue intense

Comment apaiser les symptômes physiques du deuil ?

  • Se permettre de pleurer. Lorsqu’elles se manifestent, les larmes libèrent une substance calmante et bienfaisante (endomorphine). De plus, les larmes font diminuer la sensation d’oppression dans la gorge ou le thorax.
  • Maintenir une alimentation suffisante, saine et équilibrée.
  • Dormir suffisamment et faire de l’exercice physique.
  • Éviter les situations de stress.
  • S’abstenir de consommer de l’alcool, des drogues ou des médicaments.
  • Prévoir à son horaire des périodes de repos, d’exercice, de loisirs mais aussi, des moments réservés spécifiquement pour vivre sa peine.

Le deuil ne constitue pas une maladie en soi. Ainsi, il s’avère important de ne pas recourir de façon exagérée à la médication pour atténuer les symptômes physiques. Par contre, il est primordial de consulter un spécialiste si les symptômes persistent dans le temps ou si votre état de santé se détériore.

Comment peut-on s’aider quand les membres de la famille ne vivent pas leur deuil au même rythme ?

La famille qui perd un membre est souvent très peu aidante dans une situation de deuil. C’est normal : ce sont toutes des personnes blessées. L’un nie le deuil, l’autre est fâché, l’un se sent coupable, l’autre a des sentiments confus. C’est pour cela que la communauté est importante pour accompagner un deuil. C’est souvent dans un groupe d’entraide ou par des lectures que les gens vont progresser. Souvent, la famille nous maintient dans un rôle : elle pourrait rejeter la transformation qu’un deuil nous apporte. Il est parfois important d’aller chercher de l’aide à l’extérieur.

Depuis le décès d’un proche, il y a des personnes de mon entourage que j’ai moins envie de voir. Est-ce normal ?

Lors d’une telle épreuve, on réalise parfois lesquels de nos amis ont vraiment su nous aider et respecter notre rythme de deuil. Ainsi, je pense qu’après le décès d’un proche, on conserve le meilleur de nos relations. On privilégie davantage les liens qui ont un sens à nos yeux et on tente d’éviter le superflu ou les relations qui nous ennuient. On sait davantage ce qui est important dans notre vie et quelles personnes nous sont plus particulièrement chères.